VIEUX CURIEUX

  • Marions-nous

    Imprimer

    Je vous préviens, ce bref papier est d’une vacuité désolante. Mais je pars du principe qu’il n’y a pas de mal à se faire plaisir. Ainsi donc, si le temps vous mine, si la vie vous chagrine, si vous ne voyez plus guère de raisons d’espérer, ressaisissez-vous et allez au Palexpo. Bus 5 ou 10, quand il y en a ! Un événement à ne pas manquer : le salon du mariage. Il en est à sa treizième édition mais c’est la première fois qu’il intègre les Automnales. Et il faut croire que cela marche, puisque l’organisateur de cet événement « semarier.ch » continue de le proposer avec une belle constance. Au programme ? Des défilés quotidiens, de la joaillerie, de la mode, de la beauté, etc. ainsi que des conseils pour l’organisation parfaite du plus beau jour de la vie des amoureux. En prime, un grand concours qui permettra au couple gagnant et à ses deux témoins d’aller s’unir sur l’Île Maurice.

    Je pense toutefois qu’il manque un maillon à cette chaîne du bonheur : une étude d’avocats.

    Lien permanent 0 commentaire
  • Cure de jouvence

    Imprimer

    Les anniversaires se succèdent dans le monde de la bande dessinée. Il y a deux ans, on célébrait les 60 ans de Gaston Lagaffe, mon meilleur compagnon. Cela fait cinquante ans qu’il me fait rire, bien que je connaisse ses catastrophes par cœur. Fantasio puis Prunelle, De Mesmaeker (qui ne parviendra jamais à signer le contrat avec la maison Dupuis à cause du gaffeur virtuose), Jules-de-Chez-Smith-En-Face, la mouette, le chat,  l'irrésistible Longtarin, j’en passe et des meilleurs. Franquin a fait le bonheur de plusieurs générations de bédéistes.

    Cette année, ce n’est pas triste non plus. Astérix et Obélix ont à leur tour 60 ans. L’invention de Goscinny et Uderzo a également fait rêver, sourire et rire des millions de personnes. Certes, pour les plus jeunes, les textes sont moins faciles à lire car ils sont truffés de jeux de mots. Mais les visages et les dégaines du druide Panoramix, du chantre bâillonné Assurancetourix, du chef Abraracoursix, de ces fous de Romains, de tout ce village d’irréductibles Gaulois sont gravés pour toujours dans les mémoires. Et, bizarrement, ces anniversaires ne suscitent aucune nostalgie en moi. Ils me permettent, au contraire, de prendre un bain de jouvence.

    Le meilleur pour la fin. Tintin a 90 ans. Bien des enfants ont appris à lire en suivant les aventures du petit reporter, de son fidèle Milou, du capitaine Haddock ou du professeur Tournesol. Une magnifique exposition leur est consacrée au Centre commercial de Meyrin (attention ! elle se termine le samedi 2 novembre). Elle tient au mérite de collectionneurs privés, autrement dit les tintinophiles. Elle est bien conçue, didactique et elle présente nombre de pièces rares. Elle est aussi pédagogique. On y découvre la trajectoire d’Hergé, sa relation amoureuse avec la Suisse et, plus particulièrement, la région lémanique (Nyon et Genève dans « L’affaire Tournesol). C’est ici qu’il est venu se ressourcer quand tout allait mal dans sa vie. On nous rappelle que c’est l’hebdomadaire catholique L’Echo Illustré qui fut le premier, en Suisse, à publier ses dessins. On y voit aussi de quelle manière, avec une minutie incroyable, le Belge préparait ses albums. Repérages, innombrables lectures scientifiques, notamment pour « Objectif Lune » et « On a marché sur la Lune » lui ont permis d’être élevé au rang de visionnaire. Tintin ne mourra jamais.

    Lien permanent 2 commentaires
  • Suicide

    Imprimer

    Le geste final, de désespoir touche beaucoup de monde en Suisse, et notamment les jeunes. Peu d’entre nous ne connaissent pas une ou des personnes qui se sont résolues à cette solution. Elle ne peut malheureusement pas toujours être évitée mais elle peut être parfois prévenue si l’entourage familial ou amical, remarque des comportements étranges  de la personne potentiellement exposée. Un état dépressif, donc la perte de toute envie, sont des signes qui doivent alarmer. Il convient d’entourer la personne, de lui parler et d’aborder le sujet. Le suicide est la première cause de mortalité chez les jeunes de 18-19 ans ainsi que chez les 20-24 ans. Un constat alarmant, catastrophique.

    Les causes de ce geste ultime sont de tous ordres : mauvaises notes à l’école, déception amoureuse, violences subies, moralement ou physiquement, etc. Et c’est lorsque le (la) jeune pense se trouver dans une impasse qu’il ou elle peut envisager la « solution » finale et définitive.

    Une association basée à Lausanne depuis 35 ans œuvre avec de nombreux partenaires (Confédération, cantons, fondations, institutions de santé, etc.) pour prévenir autant que faire se peut ces drames. Elle a d’ailleurs créé, il y a environ 20 ans, un site internet sur lequel tout un chacun peut prendre des informations, témoigner et poser des questions auxquelles des spécialistes répondront rapidement. En 2018, ce site a compté 16 000 visites par semaine, 1 820 000 pages consultées et enregistré 2758 questions. Il est géré par le Centre d’information jeunesse assisté par ordinateur et son existence m’est apparue sur des affiches placardées à Genève notamment. Le nom du site m’interpelle cependant. Il s’agit de ciao.ch ce qui peut paraître maladroit. Mais c’est un détail et il vaut mieux savoir qu’il peut être soutenu financièrement sur le compte postal 10-5261-6. Il le mérite largement.

    Lien permanent 1 commentaire