04/11/2018

A BAS LES SLOGANS

Nous sommes invités aux urnes le 25 novembre. Au menu : trois objets, tous fédéraux. Une seule consigne : aller voter ! C’est un droit précieux que la majorité des peuples de la terre nous envie. Or, chez nous, le taux d’abstention approche et souvent dépasse la barre des 50%. Pourquoi ? 

Les politologues (forcément qualifiés) analysent depuis toujours ce mal récurrent et fournissent des explications hautement estimables et scientifiques. Mais ils ne parviennent pas – et on ne peut pas leur jeter la pierre – à proposer des remèdes efficaces. Moi non plus. Mais chaque campagne me remet à l’esprit quelques remarques.

Il est vrai que nous devons parfois nous prononcer sur des objets qui prêtent à sourire. Je pense en l’occurrence aux cornes des vaches. Pourtant, le sujet est vachement (pardon, c’est trop facile) plus important qu’il n’y paraît. A d’autres occasions, les questions ont trait à des problématiques tellement compliquées et pointues que beaucoup de citoyens renoncent à exercer leur droit. Quand ils ne disent pas : « de toute façon, ils font ce qu’ils veulent ». Cette remarque, maintes fois entendue, en dit long sur la crédibilité de la sphère politique.

Le nœud du problème se trouve, à mes yeux, dans l’information. Seuls les médias jouent un rôle utile en la matière en tentant de rendre accessible à toutes et tous et de manière assez objective, les enjeux de chaque votation. Pour le reste, c’est le néant. Les affiches placardées un peu partout ne véhiculent aucune information. Elles consistent en des slogans uniquement, souvent mensongers et/ou bêtement provocateurs. Ils sont en tout cas, invariablement, réducteurs voire débilitants.

Quant aux brochures officielles qui accompagnent les bulletins de vote, elles ne sont pas toujours aussi impartiales qu’elles devraient l’être et, surtout, leur lecture requiert une bonne formation en droit. Au vrai, tout est mis en  œuvre pour que les gens s’abstiennent ou ne s’expriment qu’émotionnellement. Le vrai débat est la plupart du temps esquivé ou tronqué.

Allez voter quand même, bien sûr, mais tentez d’obtenir de vraies informations.

09:22 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

Commentaires

"De toute façon, ils font ce qu'ils veulent". C'est juste, il n'y a qu'à voir la façon dont ont été traitées deux initiatives populaires récentes et victorieuses! Ignorée en vertu du "droit supérieur" pour l'une, ce qui a motivé le lancement de l'initiative dite des "juges étrangers", et vidée de sa substance par le Parlement pour l'autre! Navrant, non? De plus, comment croire encore en un pays qui est en train de détruire la pacte social? Savez-vous que la Poste fait suivre en cachette ses facteurs pour s'assurer qu'ils ne "traînent" pas en chemin, chez un client qui ne voit jamais personne et pour qui le facteur constitue le seul lien social de la journée, par exemple. Navrant, n'est-ce pas? Alors oui, l'abstention est bien compréhensible, même s'il est vrai qu'il faut se faire violence et néanmoins aller voter, car ce droit, qui est d'ailleurs dans le collimateur de certains milieux, est le plus précieux que nous ayons!
Cordialement,
Jacques Louis Davier, Genève

Écrit par : Jacques Louis Davier | 04/11/2018

"Le nœud du problème se trouve, à mes yeux, dans l’information. Seuls les médias jouent un rôle utile en la matière en tentant de rendre accessible à toutes et tous et de manière assez objective, les enjeux de chaque votation. Pour le reste, c’est le néant. "

Ben oui. C'est la faute à l'économie mondialiste dirigiste politiquement correcte.

"0" (zéro) a aujourd'hui plus de valeur que "2", pour les économistes mondialistes, pour qui la Suisse souveraine (1) et son peuple souverain (1) doivent disparaître pour que la volonté des USA, l'Europe de Robert Schuman et du Katholikentag puisse exister.

Ils demandent à la Suisse, aux suisses, et à la banque suisse de disparaître.

Et c'est aux politiques de créer le message des patrons de cette nouvelle économie du néant.

Alors quand les politiciens de l'instant se révèlent spécialistes de la logique instantanée et réinventent les maths ... pour dire que "1+1" doit donner "0" pour être "juste", ... les journalistes eux-êmes ont un temps de retard pour le comprendre, puis le formuler pour l'expliquer aux lecteurs.

Alors ils essaient de dire que ... le résultat de "1+1" ... il faut le voir ... dans le temps, ... avec l'usure du temps sur le "1", ... et le danger mondial pour tout le monde sur cette planète, ... c'est que "1" (la Suisse) + "1" (les Suisses), ... continue à faire "2", ... la Suisse ... et le reste du monde.

Pour que les suisses acceptent qu'être suisse, c'est finalement qu'un costume folklorique d'une mode passée, ringarde, vieillotte, moisie, bonne à jeter dans le sac de recyclage, avec les épluchures de légumes de la soupe de la veille.

Écrit par : Chuck Jones | 10/11/2018

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