18/11/2018

SPORT ET ENFANTS

« Interdiction d’un champion à tout prix ! » Tel est l’intitulé de l’article 44 de la Charte des droits de l’enfant dans le sport. Ce document a été développé et rédigé par l’Institut international des Droits de l’Enfant, dont le siège est en Valais, en été 2010. Tout le monde devrait le lire (www.childsrights.org) car il est fondamental et d’une totale actualité.

Cette institution qui bénéficie du soutien, entre autres, des cantons du Valais et de Genève, de la Direction du Développement et de la Coopération suisse et qui compte des partenaires comme la Fondation Sarah Oberson ou l’Université de Genève, travaille tous azimuts pour la cause de l’enfant. La santé et l’éducation, par exemple, mais aussi le sport à travers cette charte. Celle-ci s’adresse aux parents, aux professionnels du sport (entraîneurs et dirigeants), aux bénévoles, aux clubs, aux Etats et autres collectivités publiques. Plusieurs de ces acteurs, en Suisse romande, ont, du reste déjà tenté d’intégrer ces principes dans leur action.

Il vaut la peine de parcourir ces 54 articles car leur lecture pourrait inspirer et nourrir un vaste débat aux angles multiples. La place du sport à l’école, la traite et transferts d’enfants (tiens, tiens !), le fair-play, la liberté pour l’enfant de pratiquer ou non, la promotion et le financement du sport lequel est bien sûr intimement lié à l’éducation et à la santé publique. La charte ne doit pas rester, comme bien des résolutions internationales, sans effets. Il appartient à chacune et chacun de la mettre en œuvre. Et pour finir comme j’ai commencé ce petit papier, ne pas vouloir que son enfant devienne Roger Federer ou Giulia Steingruber, mais simplement qu’il s’épanouisse et soit heureux.

09:08 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

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