21/11/2018

UNE JOURNEE ORDINAIRE

Il y a longtemps que je ne fais plus de sport mais je suis un usager quotidien des transports publics, ce qui peut en constituer un. Ne vous attendez pas ici à une attaque en règle des TPG. Ils ne sont pas parfaits mais pas non plus aussi nuls que veulent le dire ces râleurs de Genevois. Il s’agit simplement du récit d’une journée ordinaire, en bus ou en tram, et d’une analyse, incomplète, de ses utilisateurs.

Je ne parle évidemment pas des gens en fauteuils roulants ou en déambulateurs. Ils mériteraient d’ailleurs des accès plus faciles. Je ne m’attarde pas trop, non plus, sur les parents qui montent avec leurs poussettes. Sinon pour dire que lesdites poussettes ressemblent désormais à des 4x4. Une fois que deux d’entre elles sont montées, auxquelles il faut ajouter la trottinette du grand, il y a de fortes chances, si vous étiez debout que vous restiez à quai après avoir fait preuve d’urbanité en les laissant grimper. Encore une fois, je n’adresse aucun reproche à cette catégorie d’usagers. Je suis père et grand-père et j’ai donc le plus profond respect ainsi que de l’affection pour notre descendance.

 Il y a, en revanche, deux autres catégories qui m’amusent et m’agacent souvent. D’abord, les cyclistes. Je ne suis toujours pas parvenu à répondre à cette question : à quoi sert-il de s’acheter un vélo si c’est pour prendre le bus ? Ensuite, les as du sac à dos. Pas le petit de l’employé pendulaire qui pend misérablement dans le dos et qui ne contient qu’une bouteille d’eau, un tupperware avec une salade de pâtes et la photo des gens aimés. Non, le vrai, façon sherpa, avec suffisamment de matériel pour faire un bivouac de trois mois au Mont Blanc. Quand son porteur monte dans le tram, les autres usagers s’écartent (s’ils le peuvent).  C’est que si le gars regarde sa montre, son bagage fait une rotation et assomme le voisin distrait ou non casqué. Que faire ? Rien sinon connaître les risques encourus dans les transports pour s’en prémunir.

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Commentaires

Il y a une catégorie qui m'agace: les retraités!

Je les soupçonne même d'être structurés en organisation secrète pour enquiquiner les gens qui doivent travailler ou étudier. Bien qu'ayant beaucoup de temps à disposition, on les retrouver aux heures de pointes dans les bus et les trams.Très tôt le matin vers 6h00 - 7h00, ils se sentent obligés de sortir de chez eux pour aller prendre deux ou trois exemplaires du 20 minutes.
A midi, ils font leurs courses à la Migros avec leur caddies... et lorsqu'il n'y a pas de caisse automatique, ils mettent des plombes à trouver leur monnaie et carte Cumulus. L'après-midi, ils promènent leurs chiens qui caque partout. Impossible de ramasser, car mal de dos ou arthrose. Ils aiment bien passer leur temps chez les médecins, ça leur fait de la compagnie.
Le soir, ils squattent les locaux communaux pour leurs clubs de jass ou gym du dos. Impossible de les déloger, il y sont depuis 20 ou 30 ans. Egalement pour les appartement, ils y vivent souvent seuls dans des 4 ou 5 pièces. Alors que des familles s'entassent dans des trois pièces... Et surtout interdiction de faire du bruit après 20h00, sous peine de se lancer dans un conflit interminable.

Écrit par : Riro | 21/11/2018

"Et surtout interdiction de faire du bruit après 20h00, sous peine de se lancer dans un conflit interminable." Mon amie genevoise me raconte que son voisin sourd met sa télé à plein tube toute la nuit jusque vers 5h du mat. Sa fille rentre à minuit et parle très fort à son chat pendant une heure et rit le plus fort possible.
En bas dans la rue, au centre de la ville, les bars accueillent des crétins sur leurs terrasses qui braillent toute la nuit en buvant de l'alcool bon marché dans des litrons de plastique, au goulot, sous le regard impassible de la volaille. Quand les habitants de la rue se plaignent, Barazzone consulte son i-phone pendant qu'ils parlent et pour seule mesure, fait passer la balayeuse à 6h du mat, histoire de bien les emmerder en plus, des fois qu'ils auraient pu s'endormir…

Cela donne vraiment envie d'habiter Genève...

Écrit par : Géo | 21/11/2018

"Et surtout interdiction de faire du bruit après 20h00"
Même avant 20 heures, vous n'avez pas le droit de faire du bruit qui serait perçu dans un autre appartement.

Écrit par : Daniel | 21/11/2018

Cher géo@ j'aime beaucoup l'expression "Faire du bruit!" comme 93% de la population a en permanence son iphone DANS LES OREILLES, avec du "bruit" comme "semblant musical", ils sont tous sourds alors du "bruit/musical c'est quoi? Bin une "perceuse" ou une "masse" contre une dalle ou un mur en béton, pendant 45 minutes, comme une sorte de "prélude musical" à l'abrutissement généralisé! Le "rap" en est la substance ultime, (Pierre Henri) à côté c'est Jean Sébastien Bach pré-ado! Pour ce qui est des "balayeuses" elles passent entre 4.30 et 5 heures dans mon quartier! Voir absolument le film Topaze de Pagnol sur youtube, les 3 versions! Pour la scène des balayeuses justement, et la scène du "fichier anti-maîtres chanteurs"! Certains de nos politiciens regardent ces 3 films tous ls jours pour se donner des idées! Aujourd'hui c'est "le système balkany" qui a remplacé "le système Topaze"! Mais c'est la même zizique, le fric c'est chic!

Écrit par : Dominique Degoumois | 22/11/2018

Cher Monsieur meury@ le porteur de sac à dos regarde son iphone comme le 93% des autres voyageurs! L'abrutissement est au bout des doigts, et il est souvent associé à la cigarette électronique et au gobelet starbuck, comme quoi -Y manque une main, dieu n'a pas bien fait son compte!!

Écrit par : Dominique Degoumois | 22/11/2018

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