27/11/2018

VAR: UNE PANACEE ?

Vendredi dernier, les vingt clubs de la Ligue suisse de football ont décidé d’introduire le/la VAR (Video assistant referees ou assistance vidéo à l’arbitrage, pour parler français) dès la saison 2019/2020. Ce n’est pas une surprise et l’instance du football suisse d’élite ne fait que prendre la foulée des fédérations. Dont acte. Cela n’exclut cependant pas le débat de fond car les avis restent partagés sur la question.

 Je n’ai jamais été convaincu par l’usage de la vidéo dans le football. Et la dernière Coupe du monde n’a pas dissipé mes doutes sur la question. Si elle a été utile à quelques reprises, elle n’a rien apporté à d’autres occasions. Surtout, elle me paraît insuffisante parce que sélective. Si l’arbitre veut voir et revoir une scène litigieuse, il faut qu’il le fasse dans tous les cas. Pas seulement lorsqu’il y a soupçon de penalty, mais aussi sur les simulations flagrantes ou les fautes assassines, ou présumées telles. La finale entre la France et la Croatie a démontré à l’envi les limites et, peut-être, l’arbitraire qui président à ce système prétendument sophistiqué. Le simple téléspectateur, qui a droit à de multiples ralentis, se forge d’ailleurs facilement sa propre opinion. Même, il faut le reconnaître, si elle n’est pas toujours d’une impartialité totale.

 Le recours à la vidéo me dérange au vrai pour trois raisons principales. La première, anecdotique, est qu’il y aura bientôt plus d’arbitres que de joueurs sur et autour du terrain. La deuxième – et nous l’avons vécu cet été  – est qu’elle casse le rythme du jeu, sans que le temps passé par le directeur de jeu à regarder la télévision ne soit toujours compensé par un rajout adéquat de minutes supplémentaires. La troisième est purement philosophique. Le football, comme tous les sports, est une activité humaine. Et l’arbitre a droit à l’erreur au même titre que le joueur ou la joueuse qui rate une passe, une occasion de but ou un contrôle de balle. Mais le sport roi est-il encore un jeu d’êtres humains ?

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21/11/2018

UNE JOURNEE ORDINAIRE

Il y a longtemps que je ne fais plus de sport mais je suis un usager quotidien des transports publics, ce qui peut en constituer un. Ne vous attendez pas ici à une attaque en règle des TPG. Ils ne sont pas parfaits mais pas non plus aussi nuls que veulent le dire ces râleurs de Genevois. Il s’agit simplement du récit d’une journée ordinaire, en bus ou en tram, et d’une analyse, incomplète, de ses utilisateurs.

Je ne parle évidemment pas des gens en fauteuils roulants ou en déambulateurs. Ils mériteraient d’ailleurs des accès plus faciles. Je ne m’attarde pas trop, non plus, sur les parents qui montent avec leurs poussettes. Sinon pour dire que lesdites poussettes ressemblent désormais à des 4x4. Une fois que deux d’entre elles sont montées, auxquelles il faut ajouter la trottinette du grand, il y a de fortes chances, si vous étiez debout que vous restiez à quai après avoir fait preuve d’urbanité en les laissant grimper. Encore une fois, je n’adresse aucun reproche à cette catégorie d’usagers. Je suis père et grand-père et j’ai donc le plus profond respect ainsi que de l’affection pour notre descendance.

 Il y a, en revanche, deux autres catégories qui m’amusent et m’agacent souvent. D’abord, les cyclistes. Je ne suis toujours pas parvenu à répondre à cette question : à quoi sert-il de s’acheter un vélo si c’est pour prendre le bus ? Ensuite, les as du sac à dos. Pas le petit de l’employé pendulaire qui pend misérablement dans le dos et qui ne contient qu’une bouteille d’eau, un tupperware avec une salade de pâtes et la photo des gens aimés. Non, le vrai, façon sherpa, avec suffisamment de matériel pour faire un bivouac de trois mois au Mont Blanc. Quand son porteur monte dans le tram, les autres usagers s’écartent (s’ils le peuvent).  C’est que si le gars regarde sa montre, son bagage fait une rotation et assomme le voisin distrait ou non casqué. Que faire ? Rien sinon connaître les risques encourus dans les transports pour s’en prémunir.

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18/11/2018

SPORT ET ENFANTS

« Interdiction d’un champion à tout prix ! » Tel est l’intitulé de l’article 44 de la Charte des droits de l’enfant dans le sport. Ce document a été développé et rédigé par l’Institut international des Droits de l’Enfant, dont le siège est en Valais, en été 2010. Tout le monde devrait le lire (www.childsrights.org) car il est fondamental et d’une totale actualité.

Cette institution qui bénéficie du soutien, entre autres, des cantons du Valais et de Genève, de la Direction du Développement et de la Coopération suisse et qui compte des partenaires comme la Fondation Sarah Oberson ou l’Université de Genève, travaille tous azimuts pour la cause de l’enfant. La santé et l’éducation, par exemple, mais aussi le sport à travers cette charte. Celle-ci s’adresse aux parents, aux professionnels du sport (entraîneurs et dirigeants), aux bénévoles, aux clubs, aux Etats et autres collectivités publiques. Plusieurs de ces acteurs, en Suisse romande, ont, du reste déjà tenté d’intégrer ces principes dans leur action.

Il vaut la peine de parcourir ces 54 articles car leur lecture pourrait inspirer et nourrir un vaste débat aux angles multiples. La place du sport à l’école, la traite et transferts d’enfants (tiens, tiens !), le fair-play, la liberté pour l’enfant de pratiquer ou non, la promotion et le financement du sport lequel est bien sûr intimement lié à l’éducation et à la santé publique. La charte ne doit pas rester, comme bien des résolutions internationales, sans effets. Il appartient à chacune et chacun de la mettre en œuvre. Et pour finir comme j’ai commencé ce petit papier, ne pas vouloir que son enfant devienne Roger Federer ou Giulia Steingruber, mais simplement qu’il s’épanouisse et soit heureux.

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