10/11/2018

PAN SUR LE BEC

Je reprends le titre de la rubrique du Canard Enchaîné dans laquelle il se flagelle lorsqu'il a commis une erreur. Dans mon dernier blog, je parle de la gente militaire. Alors qu'il s'agit bien de la gent (sans e) militaire. Toutes mes excuses. Quant au rôle qu'il aurait joué pour faire élire Macron, je ne partage pas cet avis. Indirectement, peut-être, en dénonçant les errements déontologiques de Fillon. Mais l'actuel Président en prend chaque semaine pour son grade.

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09/11/2018

UN CANARD AU FRONT

La France commémore, ce 11 novembre, la fermeture de la plus grande boucherie du XXème siècle. Il y a 100 ans, en effet, était signé l’armistice. Je suis respectueux de ces instants durant lesquels les clairons vont sonner et les larmes perler sur toutes les joues qui comptent dans ce monde.

 La « der des ders », la « grande guerre » allait cependant avoir, comme une bonne série télévisée, pas mal de saisons et d’épisodes supplémentaires. D’ailleurs on continue de s’entretuer aujourd’hui encore, avec des armes plus sophistiquées mais une cruauté intacte, dans toutes les parties du globe. La gente militaire n’est pas en voie d’extinction et ne craint pas du tout le chômage.

Un palmipède échappe depuis bientôt  101 ans à tous ces massacres : Le Canard Enchaîné. Mieux, il en est né et s’y est farouchement opposé grâce à la volonté et au talent des époux Maréchal, Maurice et Jeanne. Son arme ? La satire. Sa stratégie ? Le pacifisme, l’antimilitarisme, l’indépendance totale vis-à-vis de tous les pouvoirs, le refus de la publicité et des distinctions officielles. Un collaborateur qui en avait accepté une, avait retrouvé son bureau fermé, le lendemain. Le Canard n’a jamais transigé, que les pouvoirs soient de gauche ou de droite. Tous les mercredis, c’est le rendez-vous de l’humour, de l’impertinence, sans vulgarité mais sans crainte non plus. Les dessinateurs s’en donnent à cœur joie et nous donnent du bonheur.

Le talent est partout et le journal mène aussi des enquêtes très sérieuses qui font peur aux grands quand elles de les font pas tomber de leur piédestal. Pas de concession mais pas d’acharnement non plus. La démarche n’est pas agressive, elle est mordante et drôle. Les politiques attendent le mercredi avec crainte et impatience pour savoir à quelle sauce ils vont être mangés. Cela fait presque 50 ans que je le lis religieusement. Je vous le conseille aussi. C’est bon pour la santé mentale. A part les mots croisés (mon dada) que je ne parviens jamais à résoudre car les définitions sont alambiquées. Mais je le pardonne volontiers à ce sympathique et indispensable volatile.

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04/11/2018

A BAS LES SLOGANS

Nous sommes invités aux urnes le 25 novembre. Au menu : trois objets, tous fédéraux. Une seule consigne : aller voter ! C’est un droit précieux que la majorité des peuples de la terre nous envie. Or, chez nous, le taux d’abstention approche et souvent dépasse la barre des 50%. Pourquoi ? 

Les politologues (forcément qualifiés) analysent depuis toujours ce mal récurrent et fournissent des explications hautement estimables et scientifiques. Mais ils ne parviennent pas – et on ne peut pas leur jeter la pierre – à proposer des remèdes efficaces. Moi non plus. Mais chaque campagne me remet à l’esprit quelques remarques.

Il est vrai que nous devons parfois nous prononcer sur des objets qui prêtent à sourire. Je pense en l’occurrence aux cornes des vaches. Pourtant, le sujet est vachement (pardon, c’est trop facile) plus important qu’il n’y paraît. A d’autres occasions, les questions ont trait à des problématiques tellement compliquées et pointues que beaucoup de citoyens renoncent à exercer leur droit. Quand ils ne disent pas : « de toute façon, ils font ce qu’ils veulent ». Cette remarque, maintes fois entendue, en dit long sur la crédibilité de la sphère politique.

Le nœud du problème se trouve, à mes yeux, dans l’information. Seuls les médias jouent un rôle utile en la matière en tentant de rendre accessible à toutes et tous et de manière assez objective, les enjeux de chaque votation. Pour le reste, c’est le néant. Les affiches placardées un peu partout ne véhiculent aucune information. Elles consistent en des slogans uniquement, souvent mensongers et/ou bêtement provocateurs. Ils sont en tout cas, invariablement, réducteurs voire débilitants.

Quant aux brochures officielles qui accompagnent les bulletins de vote, elles ne sont pas toujours aussi impartiales qu’elles devraient l’être et, surtout, leur lecture requiert une bonne formation en droit. Au vrai, tout est mis en  œuvre pour que les gens s’abstiennent ou ne s’expriment qu’émotionnellement. Le vrai débat est la plupart du temps esquivé ou tronqué.

Allez voter quand même, bien sûr, mais tentez d’obtenir de vraies informations.

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