• Chronos "tops"

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    Les récents problèmes de chronométrage lors de la course de  Coupe du monde des dames à Crans-Montana ont valu à l’entreprise Swiss Timing une pluie de critiques, de procès à peine voilés et de coups de couteaux dans le dos. Si « couac » il y a bien eu et que la maison de Corgémont en porte la responsabilité, celles et ceux qui se plaisent à l’accabler sont pour le moins ingrats.

    Alain Zobrist, le CEO de Swiss Timing, ne s’est pas dérobé devant les caméras et les micros qui se tendaient. Il a assumé pleinement ce dysfonctionnement. Depuis des décennies, et pour longtemps encore, l’entreprise jurassienne est et sera  à l’avant-garde de la technologie.  Elle invente, elle vérifie, elle est sourcilleuse au point d’être maniaque. Elle ne travaille pas au centième de seconde mais au millième et n’est pas éloignée de son objectif du millionième. Elle représente le savoir-faire suisse mieux que quiconque dans le monde entier. Le CIO et de nombreuses fédérations sportives internationales lui font une confiance totale et aucun incident de ce type n’a jusqu’ici été enregistré. Swiss Timing ne s’occupe pas seulement de chronométrage mais fournit aussi toute une série de données et d’analyses qui sont utiles aux champions dans leur préparation.

    Bien sûr que Crans-Montana a vécu une semaine plus que difficile. Une avalanche dramatique et qui aurait pu être plus meurtrière encore. Puis ces incidents complètement inédits, avec changements de podiums. Alors que la station valaisanne est candidate à l’organisation des championnats du monde, cette poisse était du plus mauvais effet, c’est vrai. Mais de là à accabler et clouer au pilori l’entreprise du groupe Swatch, il y a un pas que le fair-play aurait dû interdire de franchir. Cela n’a malheureusement pas été le cas.

    L’erreur est humaine et je devine qu’à Bienne, Corgémont ou encore St-Imier tout cela est examiné sans concessions ni complaisance. Ce d’autant que Swiss Timing prépare depuis des années déjà les Jeux de Tokyo 2020 avec la volonté d’être toujours plus pointu.

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  • LE DOPAGE EST ETERNEL

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    J’ai longtemps eu la naïveté de croire que le dopage pouvait être combattu efficacement, c’est-à-dire éradiqué. Désormais, je me suis fait à l’idée qu’il n’en serait rien, en dépit des efforts consentis par l’Agence mondiale antidopage, par le CIO et par nombre de Fédérations sportives internationales ou nationales pour combattre ce fléau. Les tricheurs prolifèrent et ont toujours une longueur d’avance sur ceux qui les poursuivent.

    Mieux ou pire, ils bénéficient de la complicité active, dans certains pays, des pouvoirs politiques. La guerre froide que l’on pensait terminée avec l’écroulement du bloc communiste, demeure vive sur tous les terrains du sport. Actuellement, un bras de fer est engagé entre la Russie et l’AMA, dont le siège est à Montréal. En jeu ? L’accès aux données de l’agence russe antidopage. Il était en principe acquis mais des manœuvres diplomatiques semblent rendre l’exercice impossible. Et les Russes ne paraissent pas effrayés par la menace de disputer les Jeux de Tokyo l’année prochaine, sous une bannière neutre. C’était déjà le cas en 2018 lors des Jeux d’hiver à Pyeongchang et cela  n’a pas empêché des athlètes russes, et bien identifiés comme tels, d’être sacrés champions olympiques ou médaillés.

    Il n’y a pas que la Russie qui soit suspecte ou coupable d’incitation au dopage ou d’organisation méthodique et scientifique de celui-ci. Le sport est une arme dont se servent les nations depuis toujours pour impressionner les autres et démontrer leur supériorité. La pharmacologie et le recours à des méthodes « naturelles » - les transfusions sanguines, par exemple – se sont invitées depuis longtemps dans les coulisses de l’exploit et elles comptent bien y rester.

    Faut-il, ce faisant, se détourner du sport et ne plus l’aimer ? Personnellement, j’en suis incapable. Mais mon plaisir est un peu contrarié par la suspicion qui s’installe à chaque fois qu’une grande performance est accomplie.

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